— Voir: Mesures, et Poids.
Ce serait se donner une peine inutile que d'essayer de déterminer plus exactement la valeur relative des
différents sicles, comme aussi de traduire en valeurs modernes la valeur exacte de l'ancien sicle. Calmet
l'évalue à 32 sous 1/2 de notre monnaie; Winer, Eisenmenger, à 7 gros; De Wette à 8 gros; dans le système
philétérien (— Voir: Concordance de Mackenzie), le poids du sicle serait de grammes 11,667. On ne peut
décider non plus si le sicle d'or avait la même valeur ou le même poids que le sicle d'argent; dans le
premier cas, il aurait été plus petit; dans le second, il aurait valu davantage. La dernière supposition
paraît plus vraisemblable, d'autant plus que le sicle d'or n'est employé que comme mesure de pesanteur,
et l'on peut parfaitement comprendre une cuillère d'or pesant 10 sicles, Nombres 7:14, et une couronne
d'or en pesant 3,000, 2 Samuel 12:30, sans admettre un sicle plus petit.
— Le mot sicle est souvent omis, précisément parce qu'il était l'unité courante, comme on omet en
français le mot francs quand on dit: cet homme possède plusieurs millions.
Après l'exil, le prince Simon ayant obtenu de la Syrie le droit de battre monnaie, l'an 173 ou 174 de l'ère
des Séleucides, donna aux Juifs leur première monnaie proprement dite, 1 Maccabées 15:6, et fit frapper
des sicles, des demi-sicles, et des quarts de sicles en argent, Matthieu 26:15; 27:3; on trouve encore
plusieurs de ces pièces dans nos cabinets de numismatique. Les légendes sont écrites en hébreu avec les
vieux caractères samaritains, et portent la valeur de la pièce, l'année de l'émission, parfois le nom du
prince, et pour empreinte tantôt une coupe, tantôt une palme, ou l'urne où la manne était renfermée. Les
successeurs de Simon et les Hérodes firent faire toutes les inscriptions en grec.
Quanta Ézéchiel 45:12,
— Voir: Mine.
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SIDDIM,
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charmante vallée du sud-est de la Palestine, qui faisait autrefois la gloire et les délices de ses habitants, et
que Dieu détruisit en la recouvrant des lourdes eaux de la mer Morte. Genèse 14, et 19.
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SIDON,
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ancienne et célèbre ville des Phéniciens, fondée par Sidon, le fils aîné de Canaan, Genèse 10:15. Son nom,
qui signifie la pêche, ou la pêcheuse, se rattachait sans doute à l'abondance de poissons (sid, sidôn) que
l'on trouve dans ses eaux jusqu'à nos jours. Située au bord de la Méditerranée, dans une plaine étroite, à 3
lieues nord de Tyr, à 12 de Béryte (Baïruth), à 22 de Damas, avec un bon port naturel, elle ne tarda pas à
mériter le premier rang parmi les villes de la Phénicie, et fonda des colonies au près et au loin. Le nom de
Sidon la grande lui est déjà donné Josué 11:8; 19:28. On croit même que Tyr, qui effaça bientôt la gloire de
sa rivale, était primitivement une colonie sidonienne. Lors de la conquête de Canaan elle échut en partage
à la tribu d'Aser, et dut servir de limite septentrionale à la terre promise, Josué 19:28; mais cette tribu ne
sut ni la conquérir, ni la conserver, Juges 1:31; 3:3, et l'on serait plutôt en droit de conclure, de 10:12, que
les Sidoniens opprimèrent pendant un temps les habitants de cette tribu, ou du moins, qu'ils eurent le
dessus dans une rencontre. Ce passage est d'ailleurs le seul qui nous montre cette paisible cité en lutte
avec le royaume d'Israël. Les habitants de Sidon avaient un commerce fort étendu par terre et par mer,
comme en général les Phéniciens, q.v., Ésaïe 23:2; Ézéchiel 27:8; cf. Diod. de Sicile, 16, 41; 45. Leurs
fabriques de verre, leurs manufactures en tous genres, en lin, étoffes précieuses, objets d'art, etc., étaient
renommées dans l'antiquité païenne,
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