Page 1121 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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et fut, après le retour, le centre principal du culte samaritain, cf. Jean 4:20. Jean Hyrcan la conquit, et en
détruisit le temple situé sur le mont Guérizim. Depuis les temps apostoliques, le nom de Sichem est
remplacé par celui de Naplouse ou Néapolis, et l'on trouve sur des médailles ce dernier nom, et le nom
plus complet de Flavia Néapolis, qui lui fut donné en l'honneur de Flavius Vespa-sien, qui la rétablit
après qu'elle eut été presque détruite pendant la guerre des Juifs. Elle ne paraît pas, du reste, avoir été
reconstruite à la même place, ou du moins elle n'occupe plus tout l'espace qu'elle occupait anciennement;
Flavius Josèphe même donne à la nouvelle ville le nom de Mabortha, et Pline celui de Mamortha, qu'on
essaie de rattacher au nom du val More, qui était près de là. Elle était située à 12 milles nord de Silo, à 28
milles de Béthel, à 390 stades de Jérusalem. Mieux protégée par sa situation contre les attaques imprévues
des Arabes que beaucoup d'autres villes de la Palestine, Sichem, aujourd'hui Nablus, a conservé jusqu'à
nos jours une assez grande importance; entourée de toutes parts d'arbres fruitiers, au-dessus desquels
brillent ses dômes et ses minarets, elle fait un commerce assez actif; on y trouve encore une soixantaine de
Samaritains, qui vivent tranquilles et sans bruit. D'après Keith (les Juifs d'Eur., etc., p. 205), leur nombre
s'élèverait à 150.
On a beaucoup discuté sur le nom de Sichar, ou Sychar, que Jean, 4:5, donne à cette ville. Les uns pensent
que ce sont les Samaritains eux-mêmes qui ont occasionné ce changement de lettre en substituant l'r à l'm,
comme on cite d'autres changements analogues entre les lettres liquides, Béliar pour Bélial,
Nébucadretsar, Jérémie 46:13, etc. D'autres pensent que ce sont les Juifs qui ont changé le nom de Sichem
en Sychar, soit pour rappeler l'hébreu sheker, qui signifie menteur, ville idolâtre, apostate, soit en
souvenir de Ésaïe 28:1., ou les habitants d'Éphraïm sont appelés des ivrognes (hébreu shikkor); les Juifs se
seraient ainsi vengés des Samaritains, qui donnaient à Jérusalem la sainte (mik'dash) le nom de
Mik'thash, ville de percussion, de meurtriers (Lightfoot, Reland, etc.). Hengstenberg pense que c'est Jean
lui-même qui, en passant, aura cru devoir protester par ce nom ironique contre l'ensemble trompeur du
culte samaritain; c'est peu probable.
— Voir: encore Jacob, Samarie, etc.
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SICLE.
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Le sicle a été, dès les plus anciens temps, l'unité de poids des Hébreux, comme chez nous la livre d'abord,
puis, aujourd'hui, le gramme. C'est au poids qu'ils mesurèrent longtemps la valeur des objets, des
marchandises, du blé, des épices, mais surtout des métaux, de l'or, de l'argent et du fer, Genèse 24:22;
Exode 38:24; Nombres 31:52; Josué 7:21; Juges 8:26; 2 Samuel 14:26; Ézéchiel 4:10. Ce poids déterminé, et
qui variait peu, ce poids ordinairement d'argent, ne tarda pas à acquérir une valeur courante, et il finit
par devenir également une unité monétaire, avant même que la monnaie existât, et le même mot servit à
désigner deux unités différentes, comme chez nous aussi la livre a longtemps servi d'unité de poids et de
valeur tout à la fois; le mot pound en anglais, et quelquefois pfund en allemand, réunissent encore les
deux significations. On ne pesa plus seulement, on compta en sicles. Les prestations des Israélites pour le
sanctuaire, les amendes, les dédommagements, les estimations sacerdotales, les impôts civils, les
marchandises, tout fut évalué en sicles, Exode 30:13; Lévitique 5:15; 27:3; Nombres 18:16; Néhémie 5:15; 2
Samuel 24:24; 2 Rois 7:1; etc. Toutefois, même avec la valeur reconnue du sicle, on continua de peser,
comme on pèse encore quelquefois certaines monnaies d'or, Genèse 23:16. Jérémie 32:9, quoiqu'il paraisse
que, pour le commerce de détail, de petites pièces d'argent de la valeur d'un sicle, et ses fractions, peut-
être frappées, aient été mises en circulation. Outre le sicle vulgaire, on comptait encore le sicle du
sanctuaire, d'après lequel étaient perçus les impôts ecclésiastiques, Exode 30:13; Lévitique 5:15, etc., et,
sous David, le sicle royal, 2 Samuel 14:26, qui servait de mesure pour la perception des impôts civils. On
suppose que ces deux derniers ne faisaient qu'un seul et même poids, et qu'ils ne se distinguaient du sicle
ordinaire que par un peu plus de pesanteur, et par conséquent de valeur; ils étaient la mesure officielle,
normale, qui est toujours un peu plus élevée que la valeur courante,
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