Page 1102 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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qui avait été exposée à la pluie, au soleil et à l'air, quoiqu'elle eût le brillant du sel et des particules
salines, en avait cependant complètement perdu la saveur. L'intérieur, qui tenait au roc, conservait le
goût salé, comme j'en fis l'épreuve. Dans un des historiens byzantins, on trouve un commentaire vivant et
frappant de ce texte. Échabolius avait fait profession d'être chrétien sous le règne de l'empereur
Constantin, mais sous celui de Julien l'Apostat il était retombé dans le paganisme. Poussé plus tard à la
repentance, il se déclara de nouveau chrétien, et se prosternant sur le seuil de l'église, il s'écria: Foulez-
moi aux pieds, car je suis du sel qui a perdu sa saveur.
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SÉLA.
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1.
Ancêtre de notre Seigneur par Marie,
— Voir: Sala.
2.
Fils de Juda et d'une Cananéenne, Genèse 38:5; 1 Chroniques 2:3. Il ne contracta probablement
jamais l'union dont il est parlé Genèse 38:11; cf. 26. Il est nommé Nombres 26:20, et sa famille fut une des
plus industrieuses d'Israël, 1 Chroniques 4:21.
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SÉLAH
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(rocher, petra), ville édomite, située au midi de la vallée du Sel; le roi Amatsia la conquit, 2 Rois 14:7, mais
plus tard il paraît que les Moabites s'en emparèrent à leur tour, Ésaïe 16:1. Elle est bien connue sous le
nom de Pétra, comme capitale des Nabathéens, dans l'Arabie Pétrée. Elle est située à 40 lieues de
Jérusalem, dans une petite vallée, fertile, bien arrosée, et entourée de rochers escarpés. Sa position était
aussi avantageuse au point de vue militaire que sous le rapport du commerce: deux roules principales s'y
croisaient, et la ville renfermait des dépôts considérables à l'usage des caravanes, et les trésors d'or et
d'argent qu'elles y déposaient en échange de leurs marchandises. Les rocs infranchissables qui
l'entouraient en faisaient une place forte, et le désert qui séparait Pétra de la Judée en rendait, de ce côté
du moins, l'abord presque impossible pour une armée. Pendant la période romaine Pétra fut une
résidence royale; elle fut en particulier la demeure d'Arétas, roi de l'Arabie Pétrée. Trajan la soumit, ainsi
que la contrée environnante, et Adrien paraît, d'après quelques médailles, l'avoir honorée de son nom.
Burckhardt a retrouvé ses ruines dans le Wady Mousa, à deux journées nord-est d'Akaba. Un passage
très étroit, arrosé d'un ruisseau qui coule entre des rochers de 80 pieds de hauteur, semés de tombeaux et
de monuments, conduit, à l'ouest, dans une plaine qui va en s'élargissant, et où l'on trouve les ruines
nombreuses et imposantes de l'ancienne Pétra; à l'ouest et au nord, des rochers à pic semblent les
protecteurs naturels de cette solitude; deux cents hommes pourraient défendre, à l'est, le passage qui
conduisait dans la ville.
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SÉLAH
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(l'orthographe de ce nom n'est pas la même en hébreu que celle du nom qui précède). Terme hébreu qui
se rencontre soixante-treize fois dans les Psaumes, et trois fois dans Habacuc. Les anciens interprètes, les
Septante, Théodotion, le, traduisent par pause. De Wette et Winer pensent qu'il indiquait un changement
de mesure, ou la répétition de l'air sur un ton plus élevé, da capo (Suidas, Hesychius). D'autres, et
quelques-unes des plus anciennes versions, Aquila, Symmaque, le Targ, de Jonathan, traduisent, mais
sans justifier étymologiquement leur traduction, par: toujours, éternellement, aux siècles des siècles. Il est
difficile de se décider lorsqu'on a perdu tous les éléments d'une décision, la connaissance des secrets de la
langue et celle de la musique hébraïque. Herder n'éprouve aucun embarras: le mot sélah, dit-il, ne saurait
être ni une pause, ni un signe de répétition, mais un avertissement pour changer de ton, changement qui
se manifestait par une augmentation de force, ou par le passage d'un mouvement, d'un mode, à un autre
mouvement, à un autre mode. (Les Orientaux aiment encore aujourd'hui une musique monotone que les
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