2.
De l'hospitalité. Il y avait un engagement moral contracté entre ceux qui avaient mangé le même
sel, maîtres et serviteurs, hôtes et voyageurs, cf. Esdras 4:14, et les Arabes modernes ont conservé la
même tradition d'inviolable dévouement à ceux qui ont mangé leur sel ou leur pain (Niebuhr,
Rosenmuller, Lamarline, Voyage en Orient, etc.)
3.
De la sagesse, de la pureté dans la vie et dans la conversation, Marc 9:49; Colossiens 4:6.
4.
De la stérilité; on saupoudrait de sel les terrains maudits et condamnés à rester toujours déserts et
stériles, Juges 9:45; Sophonie 2:9; cf. Deutéronome 29:23; Psaumes 107:34 (Job 39:9; l'hébreu porte salée au
lieu d'inhabitée);
— Voir: aussi Pline, H. N. 31, 7, 39. Virgile, Géorg. 2, 238-240.
Ces passages semblent ainsi offrir une contradiction avec Matthieu 5:13, où les fidèles sont appelés le sel
de la terre. Calmet résout cette difficulté en changeant la signification du mot; il pense qu'il s'agit là de la
marne avec laquelle on fume les terres dans certains pays. On peut l'expliquer aussi dune manière peut-
être plus simple en donnant au mot terre le sens de monde, cf. verset 14: le sel serait alors le symbole de la
pureté; c'est aux fidèles de préserver le inonde de la corruption.
Quant à la statue de sel de la femme de Lot,
— Voir: Lot.
Mer de sel, ou mer Salée, Genèse 14:3.
— Voir: mer Morte.
D'après le Dr Daubeny, les eaux de la mer Morte ne contiennent d'autres substances que le sel
muriatique, circonstance en harmonie avec l'origine volcanique du pays environnant.
Ézéchiel 16:4. Sur l'usage de frotter de sel les enfants nouveau-nés,
— Voir: le commentaire de Hævernick.
Cet usage reposait sur des considérations médicales (saint Jérôme, Gallien, etc.), mais il s'y rattachait sans
doute aussi une pensée symbolique, celle de la pureté à laquelle nous sommes appelés, peut-être celle de
l'incorruptibilité, de l'immortalité, de l'éternelle durée de l'homme. La salis sparsio qui accompagne le
baptême dans l'Église romaine, se rattache peut-être, comme tant d'autres cérémonies, à cette coutume
des Juifs, que d'autres peuples de l'antiquité connaissaient du reste également.
Le sel que le prophète Élisée jette dans la fontaine de Jérico pour adoucir l'amertume de ses eaux, 2 Rois
2:21, ne peut avoir été un moyen naturel d'assainissement; les eaux de Jérico se ressentaient du voisinage
de la mer Morte, et le moyen employé par Élisée allait plutôt à rencontre du but qu'il se proposait: ce
moyen devait faire ressortir avec d'autant plus d'évidence la mission divine du prophète.
Vallée du Sel.
Célèbre par une victoire de David sur les Syriens, 2 Samuel 8:13; 1 Chroniques 18:12; cf. Psaumes 60,
(suscr.), cette vallée, large d'environ 3 kilomètres, est située à l'extrémité sud de la mer Morte; elle ne
présente pas le moindre vestige de végétation, mais abonde en couches salines.
Maundrell, dans ses voyages, cite un fait qui sert à nous faire comprendre ce que c'est que le sel qui a
perdu sa saveur, Matthieu 5:13. Dans la vallée du Sel, près de Gebul (à environ 4 journées d'Alep), il y a
un petit précipice causé par de continuels éboulements de sel. J'en brisai un morceau, dit-il, dont la partie
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