Deutéronome 33:2; Juges 5:4. Le nom de Séhir (roux, sauvage, velu) est aussi bien justifié par la désolante
sécheresse de la contrée, que par le nom de ses fondateurs, Séhir, ou Ésaü.
— La montagne de Halak, ou montagne chauve, pelée, de Josué 11:17; 12:7, qui semble être désignée
comme l'avant-poste des monts de Séhir, serait, d'après Rosenmuller, le mont Madare, que Seetzen a vu
sur le chemin d'Hébron à Sinaï, à une journée sud-ouest environ de la mer Morte; mais rien n'est plus
arbitraire que de semblables suppositions; ce peut être celle-là, ce peut en être une autre.
Le mot dshebal ou djebel, noté dans cet article ainsi que dans plusieurs autres, signifie en arabe
montagne, et entre dans la composition d'un grand nombre de noms propres, même en Europe où il est
resté comme un souvenir du passage des Sarrasins; Gibr-al-Tar n'est autre chose que Djebel-al-Tharik,
montagne de Tharik; de même Gibraléon en Espagne, etc. L'Etna porte aussi le nom de Gibel.
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SÉHIRA,
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Juges 3:26, bourg ou village des montagnes d'Éphraïm.
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SEL.
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Ce savoureux minéral, cet assaisonnement cristallin était fort connu des Hébreux qui le recueillaient en
abondance sur les rives desséchées de la mer Morte, dont les eaux débordées chaque année, laissaient, en
se retirant, des flaques qu'une rapide évaporation ne tardait pas à réduire en lits de sel, cf. Sophonie 2:9;
Ézéchiel 47:11. Ils en trouvaient aussi beaucoup dans la vallée du Ghor (ou du sel), et sur les flancs d'une
montagne longue de 3 lieues qui en forme le flanc occidental. Ces deux mines sont loin d'être épuisées;
c'est là que les Arabes vont de nos jours encore chercher le sel nécessaire à leurs besoins personnels, et ils
font de cette denrée un article de commerce fort lucratif qu'ils exportent principalement en Syrie.
Le sel ne servait pas seulement d'assaisonnement pour les mets, Job 6:6, mais toutes les offrandes
végétales offertes à l'Éternel devaient en être saupoudrées, Lévitique 2:13, soit que, par un
anthropomorphisme un peu fort, le législateur voulût dire aux Juifs qu'ils ne devaient offrir à Dieu que ce
qu'ils pourraient eux-mêmes manger avec plaisir, des plats, des gâteaux tout apprêtés, soit que l'idée de
la pureté, de l'incorruptibilité, de la durée, dont le sel était un emblème, eût dicté ce détail des
prescriptions mosaïques; on ne risque rien d'adopter, avec Meyer et Tholuck, une partie au moins de cette
explication, malgré les persiflages de Winer sur la profondeur de cette symbolique. Il n'est pas dit
expressément que les pains de proposition fussent aussi offerts avec du sel, mais cela ressort de
l'analogie. Le sel entrait donc pour une grande part dans les besoins du culte, Esdras 6:9; 7:22, et il se
vendait sur le marché du temple, où l'on en trouvait toujours une abondante provision; il paraîtrait même
qu'il y aurait eu dans le second temple une place spéciale appelée la chambre du sel. Le sel de Sodome
(de la mer Morte) que plusieurs pensent à tort être de l'asphalte, était généralement employé dans le
sanctuaire.
D'après une tradition juive qui semble confirmée par Ézéchiel 43:24; Marc 9:49; cf. Lévitique 2:13, les
offrandes animales étaient aussi présentées avec du sel, comme chez les Grecs et les Romains. Il y avait
aussi du sel jusque dans le parfum aromatique, Exode 30:35.
Le sel était le symbole:
1.
De la durée, de la perpétuité, de la sincérité, car le sel préserve de la corruption et de la
dissolution; ainsi l'on disait une alliance de sel, Nombres 18:19; 2 Chroniques 13:5; cf. Lévitique 2:13, soit
que les contractants missent quelques grains de sel dans leur bouche en gage de leur sincérité, soit que cet
acte extérieur n'eût pas lieu.
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