Page 1395 - dictionnaire westphal
P. 1395

CARAN
    Cité  du N.-O,  de  la  Mésopotamie,  sur  le  Balih,  affluent  del'Euphrate, au Sud-S.-E.
     d'Ourfa.  Le nom antique (Ge  11:31) s'est maintenu, mais,  d'aprèsPognon, la  ville

     ancienne est à rechercher sur l'emplacement duvillage moderne d' Eski-Harân, à une
     heure et demie de marche, auNord-O. En assyr. harrân (u) =route. Peut-être mentionné
     dans lestablettes  cappadociennes  sous la forme  ha-ra-na.  C'est l'étapeobligatoire

     quand on va vers l'Euphrate ou qu'on en vient. A Caran setrouvait un temple où l'on
     adorait Sin (dieu lune) et la déesseparèdre, Nin-Gal  (bêltu-rabîtu  =la grande dame),
     vénéréségalement à Ur des Caldéens, d'où sortit Térah (Tharé) et son filsAbraham (Ge
     11:31),  et dans le sanctuaire ara-méen de Neirab(S.-E. d'Alep).  Caran aurait été le
     terme de la première étape de la migrationd'Abraham, et Térah y serait mort (Ge

     11:32). Elle estmentionnée plus tard dans l'histoire d'Isaac (Ge 24:10) et danscelle de
     Jacob (Ge 27:43). En rivalité avec les rois assyriens,qui la détruisirent, (cf. Esa
     37:12,2Ro 19:12) son temple futreconstruit par Nabonide (546 av. J.-C.) dont la mère

     était  prêtressede Sin.  Caran redevint un centre commercial  grâce à sa
     situationgéographique, à l'orient du gué de Carkémis (Jer 46:2;voirCarkémis),
      aujourd'hui  Djerablous,  sur la route de Ninive.  Leculte païen survécut longtemps à
     l'introduction du christianisme. A.P.
   1390   1391   1392   1393   1394   1395   1396   1397   1398   1399   1400