Page 973 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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Ils étaient partagés déjà du temps de David en vingt-quatre classes ou éphéméries, qui avaient chacune
leur chef, et vaquaient alternativement au service public pendant sept jours, d'un sabbat à l'autre, 1
Chroniques 9:25; 24:3; 2 Chroniques 8:14; 23:4; 35:4; Néhémie 12:7; Esdras 10:5; 2 Rois 11:9; Luc 1:5.
— Après le schisme des dix tribus, ils ne continuèrent à fonctionner que dans le royaume de Juda, 1 Rois
13:33; 2 Chroniques 11:13.
C'est ainsi que jusqu'à la destruction de Jérusalem et de son temple par les Romains, cette caste subsista
comme un corps respecté et généralement respectable, exerçant sur le peuple une influence utile, et
dirigeant ses pensées vers la vérité par des rites symboliques, lui rappelant toujours l'unité de Dieu, la
condamnation du péché, et la réconciliation avec Dieu par l'expiation. S'ils exercèrent parfois une espèce
d'influence politique, si même ils prirent quelque part au gouvernement général du pays, ce fut comme
une conséquence de leur caractère et de leur position, et non un oubli de leurs fonctions, Nombres 27;
31:12; 32:2; Deutéronome 27:9; Josué 17:4. Sous les rois ils apparaissent comme médiateurs entre le peuple
et son chef, 2 Samuel 19:11; mais plus tard; et lorsque la corruption fut devenue toujours plus manifeste et
plus générale, ils se joignirent aux rois et aux princes pour essayer de mettre un frein à la liberté de
langage du ministère prophétique, Jérémie 20:1; 26:7, ce qu'ils étaient d'autant plus portés à faire que leur
amour pour la forme et les cérémonies du culte ne pouvait que leur faire redouter tout ce qui tendait à
donner de l'esprit et de la vie à la foi.
La construction du temple avait puissamment contribué à rendre solide et ferme la constitution et
l'organisation sacerdotale. Jusqu'alors, et malgré les prescriptions positives de la loi, il semble qu'il y ait
eu plus d'arbitraire et d'indécision dans les rapports du peuple avec le sanctuaire; sous les juges, des
maisons particulières louaient des prêtres pour leur service; après eux, des rois et des prophètes
paraissent remplir quelques fonctions exclusivement réservées aux prêtres; des hommes sans caractère
public offrent des sacrifices; à côté du tabernacle de Silo on se rend sur les hauteurs et dans les bois pour
adorer; David, et même Salomon, empiètent sur les fonctions des prêtres, sans en être repris ni punis, cf.
Juges 6:18; 17:5; 18:27; 1 Samuel 30:7; 2 Samuel 6:18; 1 Rois 9:25. Comme les familles lévitiques formaient
environ la treizième partie de la population totale, leur entretien par le peuple pourrait être considéré
comme ayant dû être pour celui-ci une charge extrêmement lourde, en admettant même que le sort des
Lévites n'ait jamais rien eu que de bien modeste. Cependant il faut remarquer:
a.
d'abord, que dans une contrée agricole et fertile, la remise des prémices et des dîmes ne pouvait
être onéreuse, là surtout où la propriété du sol était garantie aux familles propriétaires;
b.
que la plupart des offrandes, vœux, sacrifices de prospérité, etc., n'étaient point imposées, mais
laissées à la libre volonté, à la piété des donateurs;
c.
qu'à l'exception des prêtres et des rois, tous les Israélites étaient producteurs, et qu'ainsi le
nombre des consommateurs non producteurs était extrêmement restreint; il n'y avait ni milices régulières,
ni corporations savantes à entretenir;
d.
que les redevances en nature ne dépendaient point de l'augmentation de la famille lévitique, mais
qu'elles étaient fixées pour toujours au dixième de la moisson;
e.
que la tribu de Lévi avait les mêmes droits que les autres au partage du sol, et que si elle en avait
été dépouillée, il n'était que juste de l'en dédommager en lui assurant une partie des produits recueillis;
les dîmes étaient donc plus qu'un salaire, elles étaient un intérêt, une rente.
Il n'est pas facile de donner une suite claire et complète des souverains sacrificateurs qui se sont succédé
en Juda dans l'exercice de ces hautes fonctions. La facilité avec laquelle on néglige des noms peu connus,
le fréquent usage de deux noms pour un seul personnage, peut-être des idées différentes sur la nature du
sacerdoce, la distinction entre le droit et le fait, ont pu influer sur les divergences qu'on remarque entre
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