Page 943 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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et des principaux de la nation, Exode 28:17; 2 Samuel 12:30; Ézéchiel 28:13; Judith 10:4; 12:15. On les
enchâssait aussi dans des bagues, Cantique 5:14. Les Hébreux les tiraient principalement de l'Arabie et de
l'Inde, par l'intermédiaire des Phéniciens qui avaient accaparé le commerce de terre et de mer, Ézéchiel
27:22; 1 Rois 10:2: sous Salomon, ils les tiraient directement eux-mêmes du pays d'Ophir, 1 Rois 10:11.
L'art de les tailler et d'y graver des lettres ou autres inscriptions, était fort estimé, et les Juifs ont eu de
bonne heure des hommes habiles dans ce genre de travail. Exode 35:33. On trouve dix-sept ou dix-huit
espèces de pierres précieuses mentionnées dans la Bible, et un certain nombre d'entre elles réunies
collectivement en plusieurs passages, notamment, Ex, 28:17; 39:10; Ézéchiel 28:13; Apocalypse 21:19; sq.
Nous avons parlé de chacune en son lieu et place; nous avons examiné la signification probable que l'on
doit donner aux termes hébreux par lesquels elles sont désignées: il ne reste qu'aies rappeler ici:
1.
la sardoine;
2.
la topaze;
3.
l'émeraude;
4.
l'escarboucle;
5.
le saphir;
6.
l'onyx;
7.
l'hyacinthe (ou ligure);
8.
l'agate;
9.
l'améthyste;
10.
la chrysolithe;
11.
le béryl;
12.
le jaspe;
13.
et #14...
14.
le rubis, q.v., dont deux espèces différentes sont mentionnées Ésaïe 54:12;
cf. Ézéchiel 27:16.;
15.
la chrysoprase;
16.
la chalcédoine;
17.
le sardonyx;
18.
le diamant.
Douze de ces pierres figuraient, enchâssées dans de l'or, sur le pectoral du grand prêtre, douze dans les
fondements rie la nouvelle Jérusalem. Dans le passage d'Ézéchiel, 28:13, le prophète rappelle la grandeur
et la splendeur première du roi de Tyr, une splendeur qui rappelait la gloire du paradis: «Tu as été scellé
(parfait) en proportions, plein de sagesse et parfait en beauté; lu as été (comme) en Éden, le jardin de
Dieu; ta couverture était de (toutes sortes de) pierres précieuses et d'or; tu as été un chérubin», etc.
Plusieurs auteurs, tels qu'Ewald, Züllig, Bellermann, ont voulu voir dans ces pierres précieuses une
allusion au pectoral du grand prêtre, comme si le roi de Tyr en avait eu, ou avait prétendu en avoir la
dignité; mais outre que cette interprétation n'aurait pas de sens dans le contexte, il faut remarquer
d'abord que l'ordre dans lequel ces pierres sont nommées est tout différent de celui du pectoral, qu'au
lieu de douze pierres il n'y en a que neuf, et que l'or y est joint comme un ornement spécial, tandis que
dans le pectoral il ne servait qu'à enchâsser les pierres précieuses: d'ailleurs l'énumération des pierres
n'eût pas été nécessaire, et l'idée que l'on veut y voir eût mieux ressorti d'une indication plus générale. Il
vaut donc mieux avec Hævernick et Kœster, voir dans cette énumération la continuation de l'idée qui
précède, de la gloire d'Éden dont jouissait le roi de Tyr; l'or et les pierreries appartenaient en effet aux
magnificences du paradis, car si l'on voit, Genèse 2:10-12, une description géographique, il faut cependant
y ajouter plus que cela; ces versets nous parlent du paradis comme d'une terre modèle qui renfermait
primitivement dans son enceinte tous ces trésors qu'on ne trouve plus maintenant qu'épars dans les
diverses contrées de la terre. On explique mieux ainsi la gloire du roi de Tyr, le nombre des pierreries, la
présence de l'or, et l'ensemble de cette phrase qui nous peint l'orgueil suivi de l'écrasement.
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