Page 1111 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

Version HTML de base

Égypte à l’époque de Ptolémée Philadelphe (285-246 av. n. è.), quand, selon la tradition, le Pentateuque qui en fait
partie fut traduit en grec par 72 érudits juifs. Par la suite, c’est le nombre 70 qui vint à être utilisé pour une raison
obscure, et la version du Pentateuque fut appelée Septante, ce qui signifie " Soixante-dix ". On prétend que les
autres livres des Écritures hébraïques (œuvre de divers traducteurs, dont le style variait entre grande littéralité et
traduction plutôt libre) furent progressivement ajoutés jusqu’à ce que soit achevée la traduction des Écritures
hébraïques dans leur intégralité, au cours du IIème siècle av. J.C. et peut-être vers 150 av. J.C.. L’ouvrage tout entier
en vint ensuite à être désigné sous le nom de Septante. Supposément cette version est souvent citée par les
rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes. Des écrits apocryphes furent sans doute insérés dans la Septante
quelque temps après son achèvement.
Toutes religions a ces mythes ou légendes contenant des récits relatant des faits imaginaires transmis par la
tradition. Le christianisme n’en est pas l'exception, au contraire il en est rempli plus que toutes autres. Il n'y a pas
de complication avec cela, de telles histoires amusent l'imagination, mais lorsqu'on ne peut plus différencier la
réalité de la fiction et qu'on prend de telles fables pour la vérité même, il y a un sérieux problème. La Septante ou
traduction grecque de l'Ancien Testament fait partie de ces fables fantaisistes remplies de contrevérités mensongères
qui perturbent l'esprit et déstabilisent la foi chrétienne et biblique. Non seulement qu'il n'a jamais existée une telle
Bible, mais que les mythomanes en ont créés une pour répondre aux besoins de leurs fabulations afin de ne pas
perdre face devant les gens lucides et intelligents qui ne se laissent pas prendre au piège si facilement que cela.
Si la Septante est repoussée par plusieurs cela est du à ce que son origine est basée sur un mythe qui provient d’un
livre apocryphe. Que certains fragments d’une traduction de la loi en Grec faite par des Juifs apostats fussent
découverts, n’est aucune preuve de l’existence d’une traduction complète de la Bible qui se nommait la Septante. La
légende de sa composition en Alexandrie est exactement cela, une légende, elle n’a aucun soutient historique. On
prétend que la traduction des Septante est originaire d’Alexandrie en Égypte et a été traduite entre les années 300 et
200 av. J.-C.. On veut nous faire croire qu’elle était largement utilisée par les Juifs hellénisants, et qu’elle a été faite
parce que beaucoup de Juifs dispersés à travers tout l’empire commençaient à perdre l’usage de la langue hébraïque,
ce qui est un non-sens et complètement faux. On ajoute à cette fable la spéculation insensée que le processus de
traduction entre l’hébreu et le grec a aussi permis à de nombreuses personnes qui n’étaient pas juives d’avoir un
aperçu du Judaïsme. On ajoute à cette abomination que les écrivains du Nouveau Testament s’appuyaient également
largement sur la traduction des Septante, et certains disent même que Jésus et ses disciples utilisèrent cette Bible
mythique. Remarquons que ceux qui supportent cette perversion des Saintes-Écritures, cachent le fait que son
origine est basée sur un apocryphe appelé « La Lettre d’Aristeas », une supercherie que l’on dissimule sous
l’expression « ancien document » pour lui donner quelques crédibilités illusoires aux yeux des crédules et des
ignorants. Cet apocryphe contient la fabulation la plus grossière qui prétend que durant le règne de Ptolémée
Philadelphus, entre 70 et 72 érudits Juifs de chaque tribu ont été chargés de réaliser ce travail de traduction en
exactement 72 jours. Le terme « septante » signifie soixante-dix en latin et non soixante-douze. La « Lettre
d’Aristeas » fut composée par un Juif hellénisant vers l’an 272 de notre ère, il n’est donc pas étonnant de voir que
plusieurs passages de la Septante s’accordent avec le Nouveau Testament puisqu’elle lui est ultérieure. La première
analyse philologique s'est avérée que la lettre était une contrefaçon. En 1684, Humphrey Hody, qui rédigea l’œuvre
«Contre le historiam Aristeae de LXX. dissertatio d'interpretibus», démontra clairement que la prétendue "lettre
d'Aristeas" était la contrefaçon d'un juif hélléniste de notre ère, qui à l'origine la circula pour donner du poids à
une Septante qui prédatait le temps du Christ et de ses apôtres. La dissertation a été généralement considérée comme
concluante par les spécialistes de la Suède.
La réalité est que la Septante provient du 3ie siècle après J.C., elle est l’œuvre d’Origène d’Alexandrie retrouvée dans
la cinquième colonne de son Hexaple ou Bible à six versions. Origène est reconnu comme celui qui donna une
direction aux forces de l’apostasie à travers les siècles. L’Hexaple d’Origène contenait aussi les traductions en Grec
d’Aquila, de Symmachus, et de Théodotion, trois Ébionites qui altérèrent le texte de l’Ancien Testament pour
enlever toutes mentions qui supporteraient la divinité de Christ. La Septante originale contenait les livres du
Nouveau Testament dans lequel un grand nombre de passages furent retranchés et d’autres altérés, elle contenait
aussi plusieurs apocryphes dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament où nous trouvons « le Pasteur
d’Hermas et l’Épître de Barnabé ». Ce travail sordide d’Origène fut utilisé par le lâche et le traître Eusèbe de Césarée
1109