Page 1089 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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yélèk à cause de Jérémie 51:27, où l'épithète de samar qui signifie chevelue lui est donnée: le tsaltsal,
d'après Tychsen, serait le gryllus stridulus. Le nom de gob, Amos 7:1; Nahum 3:17, semble être le nom
générique de l'espèce entière.
L'examen de Apocalypse 9:3; et suivant appartient aux commentaires;
— Voir: Ewald, Vivien, Digby, etc.
Les passages Apocalypse 9:3-12; et Joël 2:4, ont été cités à l'article Sauterelles comme ne se rapportant qu'à
l'insecte proprement dit, mais il est bien évident, et tous les commentateurs sont d'accord sur ce point,
qu'on doit les entendre d'une manière figurée. «Je pense, dit Newton (Pensées), que comme les chérubins,
les sauterelles qui sortent de l'abîme sont des représentations symboliques d'un caractère de pouvoir dont
certains agents vivants vont être revêtus. Ceux-ci paraissent avoir le même rapport à l'abîme que les
chérubins au ciel. Les chérubins représentent le pouvoir qui est sous le contrôle suprême de Christ, et
dont les serviteurs de Dieu et de Christ seront revêtus pour tout ce qui appartient à la vie, à la gloire, et à
la bénédiction. Les sauterelles, semblables à des scorpions, et dont la forme est plus compliquée que celle
des chérubins mêmes, sont sous la direction d'Apollyon leur chef, et elles représentent, à mon avis, le
pouvoir dont ses serviteurs seront revêtus pour l'œuvre qui leur est assignée, de tourmenter d'un
tourment infernal.»
— Vivien va plus loin (Essai): «Évidemment nous avons ici l'emblème d'une armée qui envahit la
Palestine sous la conduite du Destructeur. Nous trouvons dans Joël une prophétie tout à fait parallèle, et
par conséquent bien propre à confirmer notre interprétation. Au chapitre 1:2-7, le prophète prédit un
jugement terrible qui doit tomber sur la nation juive; il l'annonce sous l'emblème des sauterelles, et il dit
que cette nation a des dents comme des dents de lion, 1:6; cf. Apocalypse 9:7-8. Après avoir exhorté le
peuple au jeûne et au deuil, il décrit ce jugement 2,1-11. Qu'on lise attentivement cette description, et l'on
ne pourra s'empêcher de remarquer l'analogie frappante qui existe entre la prophétie de Joël et la
première trompette de malheur (la cinquième). Le texte même de cette prophétie suffit de plus pour
prouver qu'elle n'a point encore été accomplie. Il suit de là que cette cinquième trompette, comme les
quatre premières, ne concerne directement que la nation juive, conclusion qui se déduit naturellement de
la transaction qui a précédé l'ouverture du septième sceau, et de ce qui est dit ici de l'ordre donné aux
sauterelles de ne nuire qu'aux hommes qui n'ont pas le sceau de Dieu sur le front.»
Ceux qui regardent la plus grande partie des prophéties apocalyptiques comme accomplies, voient dans
les sauterelles de la cinquième trompette les Sarrasins du septième siècle, et si, à d'autres égards, on peut
avoir des doutes légitimes quant à la valeur de leur système d'interprétation, il faut avouer que sur ce
point, du moins, leurs raisons ne manquent pas de vraisemblance. Les sauterelles sont originaires de
l'Arabie; sur leur tête, est-il dit, sont des couronnes semblables à de l'or (les turbans jaunes des Sarrasins);
à les voir il semble qu'on voie des chevaux (et ils courent comme des cavaliers), des visages comme des
visages d'hommes, des cheveux comme des cheveux de femmes, des dents comme des dents de lions, des
cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes est comme un bruit de chariots à plusieurs
chevaux qui courent au combat; leur puissance de nuire est dans leur queue, et Ésaïe nous dit: La queue,
c'est le prophète qui enseigne le mensonge, 9:14. Ces sauterelles ne feront de mal ni à l'herbe, ni à la
verdure, ni aux arbres, mais aux hommes, et à ceux-là seulement qui n'ont point la marque de Dieu sur
leurs fronts. Gibbon, et ce n'est pas une autorité suspecte, rapporte qu'Abubeker, successeur de Mahomet,
donna à ses sectateurs cet ordre remarquable: «Ne faites aucun mal à l'herbe de la terre, ni aux arbres, au-
delà de ce qui est nécessaire; et quand vous trouverez des hommes qui, comme simples chrétiens, adorent
Dieu, laissez-les et ne leur faites aucune violence. Mais quant à ceux qui ont la tête rasée, qui se
prosternent devant les saints et les idoles, ayez soin de leur fendre la tête, et ne les laissez vivre qu'à
condition qu'ils se soumettent et qu'ils paient le tribut.»
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